limousin-2010

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mercredi 4 novembre 2009

[MAJ] Ségolène Royal dit non à la LGV Limoges-Poitiers

Ségolène Royal a annoncé à la radio ce soir, qu'elle ne se rendrait pas à la prochaine réunion du comité des financiers du projet LGV Limoges-Poitiers. Un coup dur pour le projet et également pour la région Limousin, qui a fait un chèque pour le projet LGV Bordeaux-Poitiers.

MAJ: Cette réunion a lieu le 6 novembre et le comité des financeurs regroupe RFF, la SNCF, l'Etat, les régions Limousin et, normalement, Poitou-Charente, les départements (87 et 86) ainsi que la ville de Limoges

jeudi 29 octobre 2009

Les élus communistes et verts creusois font monter la pression sur Jean-Paul Denanot

S’il est certain que Jean-Bernard Damiens, élu vert de la majorité, conduira une liste verte autonome pour les régionales, surprise, il se dessine de plus en plus sûrement une liste de front de gauche en Creuse, et cela, au grand désespoir de Jean-Paul Denanot. L’aménagement du territoire et notamment la construction de la ligne LGV Limoges-Poitiers qui désavantagerait la Souterraine au profit de Limoges, est au cœur des divergences entre le président de région et des élus creusois. Ce dernier vient de promettre 6 places éligibles au PC et 2 à l’ADS. Est-ce que cela suffira ?

jeudi 22 octobre 2009

La ligne à grande vitesse entre Limoges et Poitiers sera-t-elle le sujet principal des élections régionales ?

D'un côté, le Réseau Ferré de France, la SNCF, l'état, la région Limousin, la Haute-Vienne, l'agglomération de Limoges, la ville de Limoges.

De l'autre des partis politiques (NPA, les Verts, MJS Creuse, …), des syndicats (CGT cheminots Creuse ou Bellac, CGT 87), des associations départementales ou régionales (ATTAC, Limousin Nature Environnement, les Amis de la Terre) ou très locales (Barrage, Air de nos Campagnes, Vigilance Monts de Blond,...).

Au centre, un projet à 2 milliards d'euros et une population limousine qui ne se sent que vaguement concernée quand le projet ne passe pas à proximité de sa commune.

Ce dossier a pourtant des implications pour l'avenir de la région dans tous les domaines de la vie politique : économique, social, environnemental et même démocratique.

1°) Économique : d'un côté un projet dont on dit qu'il contribuera, pour 2 milliards d'euros, à désenclaver le Limousin bien qu'il délaisse une partie de son territoire (nord de la Haute-Vienne et intégralité de la Creuse). De l'autre, un projet alternatif qui, pour 500 millions d'euros, maintiendra les dessertes en Creuse, Indre et même, curieusement jusqu'en Allier, mais n'aura pas le caractère sexy d'une LGV.

2°) Social : les investissements sur les voies ferrées, s’ils ne concernent que des déplacements longues distances, ne résolvent pas les déplacements quotidiens des Limousins. Pourtant, les acteurs économiques affirment que hors la LGV, point de salut et point d'emplois.

3°) Environnement : d'un côté 800 km de voies existantes desservant 16 gares, donc permettant à nombre de voyageurs de délaisser leur voiture au profit du rail, et une voie double pouvant servir au fret. De l'autre côté, 115 km à aménager entièrement, en pleine campagne, de voie unique à grande vitesse exclusivement dédiée au trafic voyageur grandes distances.

4°) Démocratie : il y a plus de cinq ans, la majorité de gauche (PS, PC, ADS, Verts) s'est fait élire en faisant campagne sur la modernisation de la ligne Paris-Toulouse historique. Que valent aujourd'hui les promesses de l'époque ?